Si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous !
(mars 2004 -
12.8
feuillets)
Oui, vraiment, il serait temps que dans les églises des fidèles se lèvent pour poser cette question : que dit la Bible au sujet de la repentance ? Et si l’assemblée ne veut rien savoir ? La Bible est catégorique : dans leur intérêt, il faut que ces fidèles tournent le dos à cette assemblée infidèle !...
La repentance, vaste sujet, d’une importance capitale !
Prenez avec vous des paroles de repentance, et revenez à l’Eternel. Dites-lui : Pardonne toute faute, et reçois-nous favorablement (Osée 14.3)
Si vous ne vous repentez, vous périrez tous de la même manière (Luc 13.3)
Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés (Actes 3.19).
Pourtant, au nom de la grâce, plus personne ou presque n’aborde ce sujet. Le mot "repentance" est devenu bien plus rare dans les assemblées que, par exemple, le mot "oecuménisme" ou des expressions comme "homosexuel chrétien" !
Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui mettent les ténèbres pour la lumière, et la lumière pour les ténèbres, qui mettent l’amer pour le doux, et le doux pour l’amer (Esaïe 5.20).
Un frère et une soeur canadiens m’ont écrit :
Nous venions d’arriver dans cette région... Nous avons cherché et trouvé une assemblée chrétienne. Le Seigneur nous a montré clairement que nous devions aller dans cette assemblée.
Quelques semaines ont passé et un mercredi soir à une réunion de prières, j’ai parlé de la repentance. Immédiatement un des anciens de l’assemblée c’est mis en colère en me criant, qu’on avait pas besoin de passer par la repentance pour être sauvé. Ce soir là, tous les membres présents étaient en accord avec lui.
Quelques jours plus tard, l’ancien en question est venu me visiter, accompagné de son épouse. Il reviens sur le sujet de la repentance en disant à mon épouse que jamais il ne s’est repenti et que jamais dans ses prédications il n’a enseigné la repentance. Il dit toujours, et en est persuadé, qu’il suffit de croire, pour être sauvé... Il explique aussi à mon épouse que, dans sa chambre, il y a longtemps, il a dit à Dieu qu’il l’acceptait comme sauveur personnel et que ça suffisait ! Cet ancien enseigne aussi, entre autres, que le baptême sauve !
Dans cette assemblée d’une quarantaine de membres, je n’ai pas pu trouver un seul "vrai" frère, fidèle à Dieu et à sa Parole. Dieu nous a voulu que nous allions dans cette assemblée pour y dénoncer toute ces fausses doctrines. Nous avons parlé, nous avons expliqué, nous avons discuté... Ils n’ont rien voulu entendre...
Alors, avec mon épouse, nous avons quitté cette assemblée.
Mario et Monique
Plus personne ou presque ne parle plus de repentance dans les assemblées locales et quand un frère aborde le sujet, il risque d’aller au clash !...
Qu’est-ce que la repentance ? Je vais m’aider, entre autres, du Nouveau Dictionnaire Biblique Emmaüs pour répondre à cette question.
Ce mot d’origine grecque décrit un changement de mentalité ou d’intention. Il désigne la tristesse que l’on éprouve quand on a conscience de ses péché et la douleur d’avoir offensé Dieu.
La foi est bien entendu la condition essentielle du salut
Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur le principe des oeuvres, afin que personne ne se glorifie ; car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus pour les bonnes oeuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles (Ephésiens 2.8-10)
mais cette foi doit être accompagnée d’une repentance vraie et sincère. Croire en Dieu et continuer à vivre comme si de rien n’était est spirituellement suicidaire ! L’Evangile est catégorique à ce sujet :
Repentez-vous, car le royaume des cieux s’est approché (Matthieu 3.2)
Jésus vint en Galilée, prêchant l’évangile du royaume de Dieu, et disant, Le temps est accompli, et le royaume de Dieu s’est approché, repentez-vous et croyez à l’Evangile (Marc 1.14-15)
Et il alla dans tout le pays des environs du Jourdain, prêchant le baptême de repentance en rémission de péchés (Luc 3.3)
Jésus est venu sauver, non pas des justes (il n’y a personne qui fasse le bien - Psaumes 14.1, 14.3, 53.1, 53.3,...) mais des pécheurs ayant conscience de leurs péchés. Cette prise de conscience est capitale :
Non, vous dis-je ; si vous ne vous repentez, vous périrez tous... (Luc 13.3).
Les étapes de la repentance sont les suivantes :
a) La conviction de péché, le profond regret d’avoir offensé Dieu
Seul le Saint-Esprit peut produire cette conviction :
Toutefois, je vous dis la vérité, Il vous est avantageux que moi je m’en aille ; car si je ne m’en vais, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand celui-là sera venu, il convaincra le monde de péché, et de justice, et de jugement, de péché, parce qu’ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je m’en vais à mon Père, et que vous ne me voyez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde est jugé (Jean 16.7-11)
Dieu est sensible à ce profond regret de l’avoir offensé. Ce regret nous attriste. Et cette tristesse a des effets positifs :
Maintenant je me réjouis, non de ce que vous avez étés attristés, mais de ce que vous avez été attristés à repentance ; car vous avez été attristés selon Dieu, afin qu’en rien vous ne receviez de préjudice de notre part. Car la tristesse qui est selon Dieu opère une repentance à salut dont on n’a pas de regret, mais la tristesse du monde opère la mort (2 Corinthiens 7.9-10).
Le Nouveau Dictionnaire Biblique Emmaüs précise aussi que la conscience sincère est vivement touchée, même chez les païens privés de certaines lumières car quand les nations qui n’ont point de loi, font naturellement les choses de la loi, n’ayant pas de loi, elles sont loi à elles-mêmes, et elles montrent l’oeuvre de la loi, écrite dans leurs coeurs, leur conscience rendant en même temps témoignage, et leurs pensées s’accusant entre elles, ou aussi s’excusant (Romains 2.14-15) démontrant ainsi que tout homme sait pertinemment qu’il a enfreint la loi morale.
Dans l’Ancien Testament, l’expérience de David est typique : hanté par le regret de sa faute, il voit qu’il a par-dessus tout, péché contre Dieu
Car je connais mes transgressions, et mon péché est continuellement devant moi. Contre toi, contre toi seul, j’ai péché, et j’ai fait ce qui est mauvais à tes yeux ; afin que tu sois justifié quand tu parles, trouvé pur quand tu juges. Voici, j’ai été enfanté dans l’iniquité, et dans le péché ma mère m’a conçu. Voici, tu veux la vérité dans l’homme intérieur, et tu me feras comprendre la sagesse dans le secret de mon coeur (Psaume 51.3-6).
b) La confession
Ce mot est un autre mot devenu rare... Beaucoup d’hommes savent très bien qu’ils ont mal agi, mais ils ne veulent pas le reconnaître et bien entendu en demander pardon à Dieu est au-dessus de leurs forces.
Nous avons à nouveau l’exemple édifiant de David lui-même. Il a commencé par garder le silence, par ne pas s’avouer à lui-même son péché. Se mentir à soi est aussi un péché. Péché sur péché ne peut rien arranger... Il ne trouvait pas le repos... sa conscience ne lui en accordait aucun ! Il a eu une prise de conscience salutaire, s’est tourné vers Dieu, a confessé son crime et a aussitôt obtenu l’assurance du pardon :
Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert !
Bienheureux l’homme à qui l’Eternel ne compte pas l’iniquité, et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude !
Quand je me suis tu, mes os ont dépéri, quand je rugissais tout le jour ; car jour et nuit ta main s’appesantissait sur moi ; ma vigueur s’est changée en une sécheresse d’été. Je t’ai fait connaître mon péché, et je n’ai pas couvert mon iniquité ; j’ai dit, Je confesserai mes transgressions à l’Eternel ; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché (Psaume 32.1-5).
Le Nouveau Testament nous confirme qu’à ce sujet rien n’a changé :
Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité (1 Jean 1.8-9)
c) L’abandon du mal
L’abandon du mal n’est pas la moindre des phases de la repentance.
La vraie repentance produit un dégoût du péché et une rupture radicale des mauvaises habitudes suivies jusque là. Il s’agit, par un changement de vie, de "produire des fruits dignes de la repentance".
Produisez donc des fruits qui conviennent à la repentance ; et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes, nous avons Abraham pour père ; car je vous dis que Dieu peut, de ces pierres, susciter des enfants à Abraham (Luc 3.8)
Se repentir signifie bien entendu regretter le mal qu’on a fait mais aussi décider de ne pas recommencer. Nous avons là une complète transformation de la motivation et de la direction de la vie. C’est, sur un point précis, un changement radical que chacun peut constater. C’est incompatible avec le laxisme que l’on constate dans de nombreuses assemblée... qui ne parlent jamais de la repentance !...
d) La complète soumission à Dieu
Nous arrivons à une nouvelle étape, celle de l’abandon complet à Dieu. Lé pécheur assommé par le poids et les conséquences de ses péchés crie à Dieu : Seigneur, que veux-tu que je fasse ?
Cette soumission à Dieu nous permet de comprendre vraiment ce que signifie garder ses commandements et tout ce que ça implique vraiment...
Le pécheur est maintenant prêt à accepter le pardon. Et à comprendre vraiment ce que signifie ce pardon :
Venez, et plaidons ensemble, dit l’Eternel, Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme l’écarlate, ils seront comme la laine (Esaïe 1.18).
e) La persévérance dans une attitude constante de repentance
Tant que nous serons ici-bas, nous aurons des progrès à faire, des victoires à remporter.
Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; nous savons que quand il sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est. Et quiconque a cette espérance en lui, se purifie, comme lui est pur (1Jean 3.2-3).
Nous ne sommes pas obligés de pécher, mais la possibilité en est toujours présente, surtout en face de textes tels que
Pour celui donc qui sait faire le bien et qui ne le fait pas, pour lui c’est pécher (Jacques 4.17)
Par ceci nous avons connu l’amour, c’est que lui a laissé sa vie pour nous ; et nous, nous devons laisser nos vies pour les frères (1 Jean 3.16)
Vous, soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait (Matthieu 5.48).
Un "chrétien" auquel sa conscience ne parle plus, est dans un état terriblement dangereux
Parce que tu dis, Je suis riche, et je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien ; et que tu ne connais pas que, toi, tu es le malheureux et le misérable, et pauvre, et aveugle, et nu (Apocalypse 3.17).
Jean écrit aux enfants de Dieu :
Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous (1 Jean 1.8)
Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur et sa parole n’est pas en nous (1 Jean 1.10).
Paul nous avertit que nous pouvons toujours attrister l’Esprit de Dieu qui est en nous :
Et n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption (Ephésiens 4.30).
Que doit donc faire le croyant, convaincu d’une faute dans sa marche journalière ?
Ne pas se contenter d’un grand acte de repentance lors de sa conversion, mais persévérer chaque jour dans une attitude de repentance, confesser aussitôt tout péché reconnu, et saisir la purification que lui offre le sang de Christ répandu au Calvaire.
Il connaîtra la "marche dans la lumière" dont parle Jean
Si nous disons que nous avons communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons et nous ne pratiquons pas la vérité ; mais si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous avons communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché (1 Jean 1.6-7)
et la puissance du Saint-Esprit le fera progresser chaque jour sur la voie de la sanctification.
Une telle repentance est un don de Dieu :
C’est lui que Dieu a exalté par sa droite prince et sauveur, afin de donner la repentance à Israël et la rémission des péchés (Actes 5.31)
Et ayant ouï ces choses, ils se turent, et glorifièrent Dieu disant, Dieu a donc en effet donné aux nations la repentance pour la vie ! (Actes 11.18)
Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, et de sa patience, et de sa longue attente, ne connaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? (Romains 2.4)
Sans son aide et sans son Esprit, il est impossible de se repentir.
Ceux qui ont délibérément et jusqu’au bout repoussé le Christ et refusé son salut, ne peuvent être amenés à la repentance :
Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, et qui ont goûté du don céleste, et qui sont devenus participants de l’Esprit Saint, et qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les miracles du siècle à venir, qui sont tombés, soient renouvelés encore à la repentance, crucifiant pour eux-mêmes le Fils de Dieu et l’exposant à l’opprobre (Hébreux 6.4-6)
Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une certaine attente terrible de jugement et l’ardeur d’un feu qui va dévorer les adversaires (Hébreux 10.26-27)
Ils connaîtront pt-être le remords tardif, un repentir superficiel et inefficace comme celui d’Esaü devant les conséquences de son attitude profane
Poursuivez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle nul ne verra le Seigneur, veillant de peur que quelqu’un ne manque de la grâce de Dieu ; de peur que quelque racine d’amertume, bourgeonnant en haut, ne vous trouble, et que par elle plusieurs ne soient souillés ; de peur qu’il n’y ait quelque fornicateur, ou profane comme Esaü, qui pour un seul mets vendit son droit de premier-né ; car vous savez que, aussi, plus tard, désirant hériter de la bénédiction, il fut rejeté, car il ne trouva pas lieu à la repentance, quoiqu’il l’eût recherchée avec larmes (Hébreux 12.14-17)
ou encore le repentir désespéré de Judas, qui ne le conduisit qu’au suicide
Judas qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné, ayant du remords, reporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens ; J’ai péché en livrant le sang innocent. Mais ils dirent, Que nous importe ! tu y aviseras. Et ayant jeté l’argent dans le temple, il se retira ; et s’en étant allé, il se pendit (Matthieu 27.3-5)
C’est la tristesse du monde, qui produit la mort
Car la tristesse qui est selon Dieu opère une repentance à salut dont on n’a pas de regret, mais la tristesse du monde opère la mort (2 Corinthiens 7.10)
tandis que la vraie repentance est le grand remède à toutes nos difficultés, car dans nos vies il n’y a qu’un seul vrai problème : le péché.
L’appel que Dieu adresse au monde comme à l’Eglise est encore et toujours toujours : Repens-toi !.
Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l’ignorance, ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent (Actes 17.30)
Souviens-toi donc d’où tu es déchu, et repens-toi, et fais les premières oeuvres ; autrement, je viens à toi et j’ôterai ta lampe de son lieu, à moins que tu ne te repentes (Apocalypse 2.5)
Repens-toi donc ; autrement je viens à toi promptement, et je combattrai contre eux par l’épée de ma bouche (Apocalypse 2.16)
Et je lui ai donné du temps afin qu’elle se repentît ; et elle ne veut pas se repentir de sa fornication. Voici, je la jette sur un lit, et ceux qui commettent adultère avec elle, dans une grande tribulation, à moins qu’ils ne se repentent de ses oeuvres (Apocalypse 2.21-22)
Souviens-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si donc tu ne veilles pas, je viendrai sur toi comme un voleur, et tu ne sauras point à quelle heure je viendrai sur toi (Apocalypse 3.3)
Voici, je me tiens à la porte et je frappe, si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi (Apocalypse 3.20)
Il nous donne du temps pour que nous puissions le faire ; il nous assure que la repentance détournera le châtiment. Car, dans sa miséricorde, il ne peut résister à qui s’écrie humblement : Sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur !
Et le publicain, se tenant loin, ne voulait même pas lever les yeux vers le ciel, mais se frappait la poitrine, disant, O Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur ! (Luc 18.13)
Oui, vraiment, il serait temps que dans les églises des fidèles se lèvent pour poser cette question : que dit la Bible au sujet de la repentance ? Et si l’assemblée ne veut rien savoir ? La Bible est catégorique : dans leur intérêt, il faut que ces fidèles tournent le dos à cette assemblée infidèle !
Voici ce que Charles Spurgeon a écrit un jour à ce sujet :
Quand le Seigneur nous a reçu et nous a fait trouver faveur, paix et assurance auprès de lui, il nous amène à nous repentir de tous nos torts et de toute mauvaise conduite à son égard. Tel est le prix de la repentance, qu’elle peut être comparée à un diamant de la plus belle eau, et qu’elle est présentée comme une des conséquences les plus sanctifiantes du salut.
Celui qui accepte la repentance est aussi Celui qui la produit en nous.
Cette repentance qu’il donne n’a point le goût des "herbes amères," mais bien celui des "gâteaux de miel" dont il nourrissait son peuple. Il y a en effet une véritable douceur dans le sentiment d’un pardon donné au prix de sang. Rien n’attendrit mieux un coeur de pierre qu’une grâce imméritée.
Nous sentons-nous durs et secs ? Pensons à son alliance d’amour, et nous en viendrons à quitter notre péché, à en pleurer et à le détester. Plus encore : nous nous haïrons nous-mêmes d’avoir pu pécher contre un tel amour. Demandons à Dieu qu’il nous fasse nous souvenir et nous repentir de notre péché, puis revenir à lui.
Puissions-nous goûter la douceur d’une sainte tristesse et le soulagement qu’on trouve dans un torrent de larmes.
Seigneur, frappe le roc et parle-lui, afin que ces eaux bénies puissent couler !
Je laisserai le dernier mot à la Bible qui nous dit
Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde (Proverbe 28.13).
Jean
Avignon, mars 2004