Il y a un temps pour tout... un temps pour parler... un temps pour écrire... un temps pour agir...
Publié en mars 2008 - 7.4 feuillets

Plus j’étudie la Bible, plus je suis frappé par cette incroyable logique qui a permis que, bien que séparés par des siècles et des siècles, les auteurs inspirés des Livres de la Bible, nous délivrent le même message...

J’ai commencé à écrire (au sujet de la Bible, seule et unique Parole de Dieu) il y a déjà bien des années. J’ai très vite eu quelques lecteurs, puis bien plus après la mise en ligne de disciples-du-christ,org en 2003, puis infiniment plus que je ne l’aurais jamais imaginé. Les statistiques de fréquentation de mes sites me disent que des visiteurs sont venus de plus de 100 pays et que, certains jours, ils ont été bien plus de 10.000 à jeter un coup d’oeil à ce que je "racontais" !

Mais depuis longtemps, je "savais", et je l’ai souvent dit à l’occasion de discussions et de rencontres avec des lecteurs, que je n’écrirai pas "toujours" et que tôt ou tard que quitterai le web et son christianisme virtuel pour le terrain du christianisme concret.

Ce moment est venu, c’est donc la dernière fois que je prends la plume pour m’adresser à vous ici.

Mon "travail" sur le web m’a valu bien des critiques, des insultes, du mépris, 9 fois sur 10 de la part de "chrétiens" aux idées aussi larges que les autoroutes de l’apostasie finale. Des calomnies aussi, et un individu qui se présente comme "pasteur" (bien que personne n’ayant un minimum de discernement ne lui reconnaisse ce titre à défaut de ministère) n’est pas le dernier à en répandre. Un autre "pasteur", lui par contre officiellement labellisé et pasteurisé par une faculté de théologie, personnage inodore, incolore et sans saveur, mais particulièrement pernicieux et dangereux pour les membre de l’église dont il est responsable, a même voulu porter plainte contre moi après s’être reconnu dans un de mes éditoriaux (son nom n’était pas cité, ni même celui de la ville, mais il avait raison, c’est bien de lui que je parlais, et ce que je disais était exact et vérifiable). Mes sites ont été attaqués, j’ai eu des problèmes techniques sans fin avec un très célèbre hébergeur qui a tout fait pour que j’aille parler de Dieu ailleurs (les factures que je payais me donnaient pourtant théoriquement droit à un service très professionnel), un de mes noms de domaine m’a même été volé. Et il y a aussi eu quelques menaces... N’ayant jamais rien eu à "vendre", je me serais volontiers passé de tout ça. Mais je n’écrivais pas par choix. J’ai eu un "travail" à faire.

Ce "travail" m’a aussi permis d’avoir de nombreux contacts intéressants qui commençaient généralement de la même façon mais qui, malheureusement trop souvent, ont aussi eu le même point commun et final : la lecture d’un "premier" article a donné envie à ce nouveau lecteur, ou lectrice, de m’écrire et de discuter avec moi... Un premier échange de mails était suivi d’un autre, puis d’autres encore, parfois pendant des mois, des années... Puis un beau jour, un "dernier" article ne plaisait plus... Et les reproches suivaient, les mêmes dans 99% des cas : je dois "évoluer, m’adapter, comprendre"...
Comme je n’évoluais pas, que je ne m’adaptais pas, que je ne pouvais pas comprendre que je dois vivre avec mon temps, mon lecteur, ou ma lectrice, "disparaissait"...

J’ai publié des centaines et des centaines d’articles, une partie d’entre eux est en ligne ici (le reste de mes archives suivra peut-être un jour), et il est facile de vérifier que étude après étude, sans oublier les éditoriaux et autres réflexions, année après année je racontais encore et toujours la même histoire, pour une raison très simple : la Parole de Dieu ne change pas. Et à ma modeste façon, avec les "dons" que j’ai reçus pour ça, je défendais cette foi qui nous a été donnée une fois pour toutes.

Dans 1% des cas, la rupture était provoquée par d’autres raisons : mon lecteur, ou ma lectrice, appréciait 99% de ce que j’écrivais, ou que j’expliquais quand on m’invitait à prendre la parole ici ou là, mais avait une "lecture" très personnelle d’un verset ou d’un autre. Généralement tellement personnelle qu’aucun des Docteurs respectés et respectables, malheureusement trop souvent oubliés aujourd’hui, n’avaient jamais "compris" ce que ce lecteur ou cette lectrice voulait me faire admettre.
Comme je suis incapable de croire que de "nouveaux spécialistes" nous apportent de "nouvelles explications, interprétations, ou révélations" incompatibles avec "ce qui est écrit" (dans la Bible), un dernier mail finissait par arriver, sec, tranchant, me condamnant définitivement !...

Il n’y a pourtant qu’une Vérité (voir par exemple Jean 17.17) et un seul Esprit qui nous enseigne bien entendu exactement la même Vérité à tous (voir par exemple 1 Corinthiens 2.13) ; nous savons cependant aussi que le Prince de ce monde est sur le point de remporter une bataille importante et que la Vérité n’est pas en lui, ni pour les siens (voir par exemple Jean 8.43-44).

Plus j’étudie la Bible (et une vie entière ne suffira jamais pour approfondir tous les sujets qu’elle aborde), plus je suis frappé par cette incroyable logique qui a permis que, bien que séparés par des siècles et des siècles, les auteurs inspirés des Livres de la Bible nous délivrent, chacun à sa façon, un seul et unique message. Et cette logique incroyable permet que cet ensemble de Livres que nous désignons par un nom unique, la Bible, écrits en d’autres temps, en d’autres lieux, pour d’autres peuples et d’autres cultures, soit encore et toujours d’actualité pour nous, où que nous vivions aujourd’hui sur cette planète Terre, que nous sommes en train de finir de saccager.

Or, dans le cadre de mon "travail" d’ouvrier de Dieu sur le web, c’est cette même logique incroyable qui m’a permis de rencontrer des lecteurs que Dieu aura "utilisés" de façons très différentes (y compris en "autorisant" une trahison particulièrement écoeurante et éprouvante dans un premier temps) mais parfaitement complémentaires, pour préparer la suite pour moi, comme ouvrier de Dieu sur le terrain. Des centaines de kilomètres nous séparaient et les séparaient les uns des autres... Pour 1.001 raisons ce ne sont pas seulement des centaines de kilomètres qui nous séparaient et ne ne pouvions pas ni ne devions pas nous rencontrer, du moins pas selon la "logique du monde". Mais j’habite depuis presque un an dans le même immeuble que deux d’entre eux qui font partie de ceux qui rendent possible, en ayant "simplement" fait ce que Dieu leur avait "demandé" de faire, mon passage du web au terrain... Pour certains, c’est "surprenant", "étrange", "incroyable". C’est incroyable, mais ça n’en est pas moins vrais.

Que dire, pour finir, et avant de vous quitter définitivement ? Merci, pour commencer. Merci à toutes celles et ceux qui m’ont vraiment lu et qui, une fois de temps en temps, m’envoyaient un mail de soutien et d’encouragement parce qu’ils voyaient bien, eux aussi, ce qui se passe sur le web pseudo chrétien et ne fréquentaient que de rares sites soigneusement sélectionnés. Merci à toutes celles et à ceux qui me posaient des questions sincères, et m’obligeaient parfois à faire de longues mais enrichissantes recherches pour pouvoir leur répondre sérieusement, Bible en main. Merci à toutes celles et ceux qui n’ont jamais rien dit, qui ne m’ont jamais écrit, mais qui n’en revenaient pas moins régulièrement et longuement sur mes sites et y passaient assez de temps pour que je puisse penser qu’ils me lisaient vraiment (un administrateur de site web sait tout ou presque de ses visiteurs et j’en ai déjà surpris plus d’un en lui disant à la seconde près à quel moment il est venu, combien de temps il est resté, et quelles sont les pages qu’il a visitées).

Merci... C’est un mot bien court, mais qui pèse lourd et peut en dire beaucoup en cinq lettres seulement...

Merci aussi à tous ces chrétiens aux idées larges, tellement large que pour eux Dieu, dieu, et tous les dieux du Panthéon sont interchangeables, merci à tous ces chrétiens mondains qui choisissent le peu qui leur convient dans la Bible résumée en deux ou trois pages qui leur suffisent largement et sont capables, même dans ce résumé, de jeter ce qui les dérange, et qui tous, semaine après semaine, mois après mois, année après année se relayaient pour m’insulter, me critiquer, m’envoyer des mails rageurs pour me jeter leur mépris à l’écran de mon ordinateur à défaut de pouvoir me cracher à la figure ! Paradoxalement, c’est en partie à cause de ça que j’ai commencé à étudier sérieusement la Parole de Dieu. Au début, je me demandais si je n’avais pas mal compris, et s’il était vraiment possible de lire "bien" là où il était écrit "mal", ou encore de lire "permis" voire "obligatoire" là où il était écrit "interdit" !

Alors, sincèrement, du fond du coeur, et une dernière fois, merci, à vous toutes et tous qui avez passé un peu de temps sur mes sites ; d’une façon ou d’une autres, et pour une raison ou une autre, vous m’avez encouragé à continuer à écrire et à parler du seul et unique "Livre" dans lequel chercher les vraies réponses aux questions fondamentales...

J’étais déjà catalogué comme fondamentaliste au moment de mon baptême. Je le suis plus que jamais. Et ce n’est pas prêt de s’arranger... Alors pour mettre un point final à mon "travail" sur le web, je reprendrai des mots publiés il y a longtemps déjà :

Le fondamentalisme chrétien a des bases, a une base : la Bible, Parole de Dieu, et le fondamentalisme chrétien tel qu’il est généralement décrit n’est pas conforme à la Bible. Ni de près, ni de loin.

Avant d’ouvrir la Bible, que nous explique un dictionnaire ?

- Pour fondamentaliste : un fondamentaliste s’attache à ce qui est fondamental.
- Pour fondamental : qui sert de fondement, qui a un caractère essentiel, voire vital.
- Pour fondement : assise, base.

Pour tout un chacun ou presque, les mots fondamentalistes et fondamentalisme sont péjoratifs et insultants. Mais il n’y a dans ces définitions officielles et laïques rien de péjoratif et rien que je conteste. Je n’ai pas de mal à assumer le fondamentalisme tel qu’il est expliqué par un dictionnaire.

Un fondamentaliste, le fondamentaliste chrétien que je suis, s’attache à ce qui est fondamental, vital.

Vital : le mot me va, la Bible me parle entre autres de vie éternelle...

Que nous dit la Bible du fondamentalisme ?

Personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, c’est à dire Jésus-Christ (1 Corinthiens 3.11).

Je vous souhaite de bien comprendre ce verset, et tout ce qu’il implique. Ce n’est rien de plus, ni de moins, qu’une question de vie, ou de mort.
De vie éternelle...
Ou de mort éternelle !

Jean
A Perpignan, en mars 2008

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Post-Scriptum

11 juin 2008
Je pensais tourner le dos au web à tout jamais. J’en étais heureux. Dieu en a décidé autrement, je reviendrai donc de temps en temps...